Thursday, December 31, 2009

The Peutinger Tafel

I have spoken before of the Antioch image on the Peutinger Tafel, which is one of the oldest maps extant (at least on perishable material).

In this instance I have come across a better image than I used before.

As can be seen the "lordly" figure is seated in the middle of a curling "aqueduct" which wraps itself around the river bank. One comment I read called the undressed figure a "water spirit". Though to me it seems like it might also have links to the Orontes figure that appears underfoot in the classic Tyche representation. Maybe the "aqueduct" is also not what it appears and might well be the supposed arcades along the riverbank that supported/adorned the Imperial Palace. 



A 17th Century Map/Image

This image, though grossly inacurate and fanciful, is worth showing. I actually own a copy (purchased on Ebay in the non-coloured form) which frankly is easier to discern details upon.


The artist is sometimes described as unknown and sometimes as being Agustinus Calmet, though he may be the engraver. It an copper engraving of a view of Antioch, supposedly as it was in the year 1630.

Euphorion of Chalcis

A number of names are thrown into the ring when the subject of the "first" librarian is brought up. Almost all have some relationship to Alexandria. However, a close-run candidate is the learned epic poet, Euphorion of Chalcis, who at least appears to be the first librarian at Antioch.

The life of this poet and fragments of his works were published by Augustus Meinecke in his magisterial, De Euphorionis Chalcedonsis, vita et scriptis in Analecta Alexandrina. It is frankly amazing that Meinecke found so much to say about the fellow.

Euphorion
, the son of Polymnetus, was born at Chalcis in Euboea, in some versions around 274 BC. He later obtained the right of citizenship at Athens. He was the pupil of Lacydes and Prytanis in philosophy, and of Archebulos in poetry.

Antiochus III established a library in Antioch, which in 220 B.C. was placed under the care of Euphorion, then aged 50, who held the position until his death.

Euphorion principally devoted himself to epic poetry, but be also wrote elegies and epigrams. He also produced some treatises on grammar and history. He was charged with being obscure in his expressions, and with using words in a forced sense.In the following century he became a favourite model with poets such as Tibullus, Propertius, and Cornelius Callus, besides being the theme of a passing reference in Virgil (Eclogues x 50).

He wrote a book on the Isthmian Games.




Sunday, November 29, 2009

Miscellaneous Toselli Finds

In the Revue des études anciennes, Volume 6 of 1904, the ever-present Victor Chapot highlights a few more inscriptions that Toselli had encountered. He also indicates that he had been working with Toselli's son (unnamed) on his travels around Syria over the previous three years.

"Petite stèle de marbre, haute de 0.53 m sur 0.35 m de large. Le croquis de M. Eugène Toselli montre qu'elle se termine par un entablement grossier : le sommet du fronton est dominé par un acrotère; deux demi-acrotères plus petits au bas des rampants. Dans le tympan, une rosace ù quatre feuilles. Au milieu de la stèle, un espace évidé en forme d'arcosolium; dans le bas, un personnage couché sur un lit sommaire, pourvu d'ornements lenticulaires. Au-dessous :


La forme des lettres ne laisse pas supposer une très basse époque.
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Épitaphe en grandes lettres d'environ 6 ou 7 centimètres. — Estampage.
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Petite dalle etroite, et longue de 0.22 m.
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Plaque de marbre cassee, actuellement au Musee du Louvre. Hauteur des letters: 3 a 4 cms. Estampage.
Les lettres sont trop minuscules pour laisser supposer que celle inscription figurait à la porte de quelque sanctuaire chrétien, comme un salut adressé aux arrivants; elle doit, elle aussi, avoir été gravée sur une pierre tombale. L'invocation qu'elle renferme se retrouve sur d'autres monuments, mais avec des variantes:

Dans notre texte, elle a une valeur rigoureusement personnelle : c'est une prière pour les seuls morts de cette tombe; ils devaient être au moins deux, les chrétiens n'éprouvaient pas à cet égard les scrupules des païens.
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De Harbié (nom actuel de l'ancienne Daphne, faubourg d'Antioche) : Petite dalle, large de 0.25 m, haute de 0.8 m, bizarrement et maladroilemcnt ornée. D'après le croquis de M. Eug. Toselli : au milieu, une table, du type appelé Delphica, soutenue sur trois pieds reliés entre eux à mi-hauteur par une barre horizontale; elle porte une coupe, un peigne et, semble-t-il, des fleurs mal rendues. A droite et à gauche de la table deux pilastres, avec moulures en forme de disques séparés par un ove allongé. Au bas de la pierre :


L'intérêt de ce petit monument est dans son grossier bas relief : c'est surtout dans les pays de langue latine, plutôt que dans le monde grec, qu'on trouve des mensae funéraires, où sont représentés des plats et des écuelles; on en a beau coup d'exemples pour l'Afrique, en particulier à l'époque chrétienne, où le mot mensa servit principalement, vers les IV et V siècles, à désigner une tombe de martyr (cf. Bull, de la Soc. nat. des Antiq. de Fr., 1902, p. 269)".

Saturday, November 28, 2009

Another Toselli Find

In this edition of Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France

Victor Chapot wrote of a Greek inscription of Christian origin which had been found at Harbié, (ancient Daphné) which had been borught to his attention by the ubiquitous Eugène Toselli.

"Ci-gît Kalliopios, qui a vécu vingt-sept ans, âme très fidèle, célébrant par ses louanges le Dieu dispensateur de la vie des mortels, qui t'a procuré l'entrée de la cité céleste".

Chapot goes on to say: "La grande métropole de Syrie et son faubourg ont livré un nombre extraordinairement faible d'inscriptions; celle-ci n'en a que plus de prix. De plus, je la crois assez ancienne pour une inscription manifestement chrétienne : les lettres sont petites, et leur forme anguleuse n'est pas celle des caractères de très basse époque. Aucune croix n'a été gravée en tête du texte ni à la fin. Mais surtout la formule est anormale, et je n'en ai pas trouvé d'exemple, même approchant.

PISTIXOS 
et EUXOS sont deux termes extrêmement rares en épigraphie; quant à EUFHMES, c'est une expression de la langue païenne. Parmi les textes cités au Thesaurus et qui contiennent ce mot, il en est d'Eschyle, d'Aristophane, de Platon, de Xénophon; mais, en réalité, c'est Hérodien qui l'emploie le plus, et pour désigner l'acclamation aux empereurs. Ce texte me parait appartenir à une époque où le formulaire chrétien des épitaphes n'est pas fixé (IVe siècle sans doute) et s'embarrasse encore de restes du paganisme.

Le nom du mort semble avoir été fréquent en Syrie : on a trouvé en Égypte (in syringe Rhamsis IX) l'inscription suivante : KALLIOTIS ANTIOCHEUS EL[TH]ON XAI EI[D]ON TAS SUPIGG[A]S ETHAYMASA. KALLIOPIS est pour KALLIOPIOS, comme Bœckh le fait remarquer.

Enfin, un certain Kalliopas eut son rôle dans l'émeute qui éclata à Antioche sous Anastase (491-518)".

A Lintel Inscription

In the aforementioned text with relation to the mysterious Toselli, the Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, Volume 66 includes an article in which the noted French epigrahist of that time M. V. Chapot, made the following commentary on a discovery he stumbled across:

"On sait que la région d'Antioche a plus d'une fois souffert des tremblements de terre. En 528, il y en eut un terrible, qu'a raconté Théophane. A la suite des processions de supplication que provoqua la catastrophe, un saint homme avait été, disait-on, gratifié d'une vision, au cours de laquelle il connut que tous les  survivants devaient faire graver sur le linteau de la porte de leur maison cette inscription : Le Christ est avec nous, demeurez. Et ainsi s'apaisa la colère divine i.e «Cette formule, dit dom H. Leclercq, aurait donc été commune c à Antioche; or, jusqu'à ce jour, on n'en a relevé, a notre  connaissance, aucun exemplaire".

« Peut-être, de même que ce passage de Théophane m'avait échappé, le savant bénédictin n'a-t-il pas pris garde à une courte inscription que j'ai publiée jadis et qui est entrée depuis au Musée du Louvre. Bien que la pierre soit mutilée, il en reste assez pour que la lecture ne fasse pas doute : [+]'O XRISTOS METH YM[ON]. J'écrivais alors : « Les lettres sont trop minuscules, — elles mesurent 3 à 4 centimètres de hauteur, — pour laisser supposer que cette inst cription figurait à la porte de quelque sanctuaire chrétien, comme un salut adressé aux arrivants; elle doit avoir été gravée sur une pierre tombale. Je crois bien maintenant que l'argument n'est pas décisif, et je serais porté, la paléographie ne s'y opposant pas, à rapporter l'inscription à l'événement dont il s'agit. La formule, il est vrai, diffère quelque peu de celle qu'indique l'historien grec. Pourquoi cependant n'aurait-elle pas été apposée au seuil, non d'une maison privée, mais de quelque édifice ouvert aux étrangers, comme une hôtellerie ou SsvoSoxcïov? La variante s'expliquerait fort bien, et la petitesse des caractères n'aurait rien enlevé à leur vertu.


Puisque je m'occupe d'Antioche, je signalerai un sceau byzantin, conservé dans une collection particulière de cette ville, chez M. Toselli. Celui-ci a eu l'amabilité de me faire parvenir une empreinte de ce plomb, qui est de faibles dimensions. Au droit, l'on voit une représentation intéressante et qui ne se rencontre pas fréquemment sur ce genre de monuments. Le Christ, tenant sa croix, appelle à la résurrection les défunts, que figurent quatre personnages à ses pieds. Dans le champ, la légende :
And on the reverse:

which translates as "Syméon (ou Simon) II, died in 1099,was raised to the dignity of Patriarch of Jerusalem at the most latest in 1094".

The mysterious Monsieur Toselli

A personage that late 19th century visitors to Antakia frequently mention is an Italian engineer called Eugene (presumably Eugenio) Toselli. Forster mentions him as do others. In Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, Volume 66

the author of the article mentions visiting Toselli's house and being shown works from his collection. In another source we found reference to excavations that Toselli paid for out of his own pocket. Where and what these were is not clear.

In the Comptes Rendus of 1932-3, the venerable Chapot was still receiving new material, in this case from the son of Toselli, who must have still been living there all those many years later.  

I found an interesting reference to an auction in 1908 of Prehistoric Items (Préhistorique ages de la pierre, du bronze, du fer: Catalogue spécial des objets provenant de la collection Eugène Boban et des collections Émile Collin, du Chambon, Gaberel, Landesque, etc. etc by Charles Schleicher, Publisher Schleicher Frères, 1908) that included some Bronze Age articles sourced from the Toselli Fouilles (Toselli Excavations) in Syria giving credence to his history as some sort of amatuer archaeologist. This is a mere handful of items though.

It would be very interesting to know more of the trajectory of this man as clearly he had quite a meaningful collection and its whereabouts would be an addition to scholarship in the field. By trawling through Google Books I have come upon some references to some of these (which very well may be lost works from the very limited Antioch opus of inscriptions as per Mommsen). I shall publish these as I come upon them to keep them out of obscurity.